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Vienne - Wien

 

                                               VIENNE WIEN 2009

 

            Nous sommes les premiers participants officiels du dernier bébé de Jean Deville .

            Samedi 13 juin Je rejoins Michel Goni en train à la gare de Vienne, Isère .; après le café , le coup de tampon sur la carte de route et la photo commémorative , départ à près de 9 h par la route près de la rivière, et non celle qui monte raide et est d'ailleurs interdite aux vélos.

            Eyzin Pinet ....St Jean de Bournay; paysages et routes connues; Siccieu et sa petite route en forêt; La tour du Pin;arrêt courses ; on cherche un peu la route de Morestel .Routes tranquilles sauf à l'heure de midi . Le Pont d'Evieu; on est sur l'itinéraire du récent Lyon Mont Blanc.

            Yenne , coca et bière; Lucey , la Chambotte est là en plein soleil... je dois m'arrêter au milieu pour déverser un bidon d'eau sur mon crâne bouillant; cela fait, les jambes  repartent toutes seules.

            On plonge sur Albens où je croyais avoir vu un hôtel; bernique; Chainaz les Frasses le pays de Poty mon correspondant Centcoliste, par des routes raides. Hélas ma manette de dérailleur est HS, Grrr , n'ayant pu la faire réparer avant le départ, je descend 5 pignons la fois; les cliquets sont foutus.

            Rien à Cusy, çà je le savais, ni à Lecheraines pourtant porte d'entrée du Parc des Bauges;on pique une tête à la Motte en Bauges qui n'est pas sur l'itinéraire mais le patron de l'hôtel ne veut pas nous donner de chambre;il n'y a plus qu'à redescendre  et à monter le col de Leschaux et trouver un gîte au bord du lac d'Annecy; ce que nous faisons après de vaines recherches au sommet du col.

            Il commence à faire sombre ; dans la descente sur St Jorioz on tombe sur l'hôtel des Châtaigners qui nous accueille avec nos vélos pour 95 € la chambre; mais on est sauvés après avoir envisagé un moment de coucher dehors. Michel lui, avait la tente moi rien; il envisage de faire une diagonale européenne Budapest - Strasbourg.

Bilan:2000 m de dénivelé et 197 km.

 

Dimanche 14/6;St Jorioz  ND de Bellecombe. 80 km et 1700 +.

            Après cette dure journée, on apprécie le bon hôtel, même si pendant la nuit les crampes me tiennent un moment éveillé: le dénivelé important et surtout les à coups dûs à mon dérailleur défaillant  en sont la cause. J'avais pourtant bien terminé la journée par le col de Leschaux.

Bref on se met en marche par la piste cyclable du tour du Lac d'Annecy; parfaite ,elle nous emmène

jusqu'à Ugine; je demande à Michel qui a le topo sous les yeux où se trouve le pied du col; en échangeant on s'aperçoit qu'on allait pas faire le même col !moi je pensais Tamié , lui Forclaz de Queige; là où on se trouve ce sera le 2è que l'on fera; Michel avait une version d'essai; le parcours officiel prévoit le Tamié.

Passage par le vieil Ugine où l'on trouve des commerces; descente sur le début des Gorges de l'Arly, fermées comme souvent mais la Forclaz les laisse à gauche; nous on continue tout droit ce joli petit col; on s'arrête à midi dans la descente pour déguster les victuailles achetées à Ugine, pizzas diverses, et apprécier la belle vue sur les montagnes.

Vallée du Doron remontée en partie jusqu'à Beaufort, en laissant à gauche les routes connues du col des Saisies. Nous on prend la variante par Hauteluce, bien plus belle , mais plus longue. Le trésorier de notre club y a ses quartiers ; nous on se contente d'une grosse pause ; eau minérale pour moi, c'est bon pour les crampes, Michel s'en tient à sa bière. En rejoignant la route du col on double les derniers de la Megève Mont Blanc qui ont en général des problèmes de crampes; on les double avec nos sacs et sacoches...

Arrivée aux Saisies , plutôt mort en été, mis à part un gros troupeau de vaches bien encadrées par son chien de berger.

On bascule sur ND de Bellecombe; arrivée à 16h30; moyenne 15 = étape difficile.

Soirée repos et longue nuit; on est les seuls clients de l'hôtel; le patron nous fait des coquilles St Jacques au Beaufort, suivies d'escalope au Beaufort; seule la tarte aux myrtilles n'en  contient pas.

 

3è jour, lundi 15. ND DE BELLECOMBE / SION; 128km, 1700m +.

            Le matin à 8h45, quelques gouttes; petite descente sur Flumet et la fin du LMB: Praz sur Arly, Combloux, puis descente sur St Gervais et longue montée, bien flèchée ,sur Servoz où je vais faire la bise à la maire ma belle soeur. Servoz est d'ailleurs est charmant village haut Savoyard pile en face du Mont Blanc.

            Montée de Vaudagne seul accès vélo à la vallée de Chamonix (suivre les panneaux vélos), bien gratinée la petite route, mais çà va; les Houches, où l'on côtoie le Mt Blanc majestueux; Chamonix; déjeuner sur le banc de la station du petit chemin de fer face au glacier des Bossons: il y a pire comme panorama.

            Dans la rue principale de Cham' on prend le café et le coup de tampon sur la carte de route; même pas cher le café.

            Les 2 gros morceaux de la journée nous attendent:les cols des Montets et de la Forclaz ,1461  et 1526 m. En fait ils se passent très bien !la descente sur Vallorcine entre les 2 ne fait pas perdre trop de dénivelé. A 15 h on est en haut du 2è.

            Le temps de prendre une photo du glacier du Trient, une carte de de l'Hôtel resto pour Jean Deville et on fait la descente magnifique et rapide qui passe dans les vignes accrochées à la montagne sur la fin.

            Martigny: on décide de prolonger un peu l'étape et...de retirer un peu d'argent suisse, çà peut servir.40 km de plat sur des routes maintenant connues ,après Thonon -Trieste, le Tour de Suisse,, et l'on arrive à Sion ,on s'arrête au 1er hôtel rencontré : un 3 étoiles: La Pergola;120 FS, simple mais cher. Le soir ,dîner d'une fondue valaisanne, fondue bourguignonne à la viande des Grisons, non du Valais; la différence , les premières-vaches-,parlent allemand, les secondes, français !? Mais c'est très bon, mais cher, 103 FS à 2 avec,des petits vins blancs et rouges du coin.

            Il pleut à verse pendant le dîner et la nuit. Moyenne, 19,8 pour moi.

 

Mardi:SION / GLETSCH:108 km,dénivelé,1500m;moy 17.

            Après la pluie de la nuit, quel temps pour aujourd'hui? Nuageux.

            Petit déj, à partir de 7h pris démocratiquement avec les travailleurs du coin. Du coup on pense vaguement à passer le Furkapass, pourtant à 100km et 2400m de haut.

            La route est relativement plate jusqu'à Brigg, même si un ou deux tunnels interdits nous expédient dans les vignes par de petites routes , ce qui est d'ailleurs plutôt sympa.On rejoint après la nationale, où les braves Suisses ne respectent pas toujours la distance raisonnable de dépassement des cyclistes; pas le même code?

            Arrêt auprès de la marchande ambulante d'abricots; son chien,un simple berger, souhaite non nous dire bonjour, mais nous mordre; on emmène notre kg de fruits dans les sacs après avoir fait un petit « goûter »,car il est déjà 10h30.

            En négligeant les petites routes tranquilles , on prend vaillamment la nationale: les camions n'y sont pas trop agressifs. A Brigg, on tamponne à la gare avant de faire l'arrêt courses au Coop.

            La montée vers la Furka démarre avec des portions assez sèches, d'autres plus calmes. Dans les premières je suis obligé de descendre de vélo pour passer le triple à la main;pas très pro.

            La montée est agréable car les paysages sont magnifiques:montagnes enneigées, alpages, chalets, vaches et autres herbivores; même la chèvre de Heidi est là.

            Quelques photos; à Midi et demi, arrêt à Lax, à mi parcours; ravito et petit café. A Fiesch, on a une pensée pour Michel Girard qui a essuyé les plâtres l'an dernier , mais a dû s'arrêter trempé dans ce petit village. Nous , on a beau temps, même même si le vent nous souffle dans le nez. On moins , on ne crève pas de chaud. A 6 km de Gletsch, je m'arrête pour faire régler mon dérailleur,ce que parvient  à faire un complaisant marchand de cycles et d'articles de sport.

            Les 6 km qui nous séparent de Gletsch (1700m)sont du super costaud: on prend 700 m de dénivelé, le calcul est simple. La route raide en diable serpente dans des gorges où coule un torrent gris , le Rhône; des montagnes neigeuses au-dessus de nos têtes. Sacré moment ,même un petit chemin de fer qui se hisse à cette altitude humanise un peu les lieux .

            Arrivée à Gletsch ,en fait quelques maisons et  sa petite gare musée vers 16h30; le site est un cirque immense couronné de sommets élevé et encore pleins de neige; le glacier (gletsch) lui a reculé de plusieurs km et on en aperçoit le front tout en haut.

            Le coin est plutôt sauvage; l'unique hôtel,Glacier du Rhône date de 1857 et l'aménagement est d'époque! Dehors il fait un froid de canard, le vent glacial souffle fort et nos vestes CTLyon sont transpercées rapidement. Des autochtones ramassent des genres d'endives qui poussent aux endroits où la neige a déjà fondu. sur la route du col.

 

Mardi17/6;5è jour;GLETSCH / UNTERBODEN.101 km.6h18 de vélo.my16.36. Déniv:2200m

            la montée du Furkapass se passe bien dans un cadre grandiose toujours dans une atmosphère de haute montagne encore enneigée. On voit même des randonneurs à ski.

            10 km pour faire 700m de dénivelé, c'est pas trop dur,mis à part un passage à 12%; mais en début de journée les forces sont là. Au niveau de l'Hôtel Belvédère, aux ¾ de la pente, arrêt pour voir de plus près la source du Rhône, notre Rhône qui sort du glacier que l'on surplombe. C'est beau. On reprend les vélos pour finir le col.

            Après la séance photos au sommet de ce qui sera le plus haut col du raid, on se couvre soigneusement, 2è maillot,  gants d'hiver pour aborder la descente qui promet d'être très longue : descente en lacets puis étroite vallée où cohabitent  autoroute, route et chemin de fer où se succèdent de nombreux convois fret. Longue et bonne descente de 50 km.

            Passage à Andermatt, magnifique bourg pavoisé aux couleurs du canton de Ur, ours et taureau ?, en fait taureau.. La descente se mue en faux plat descendant.

            On passe la pancarte Altdorf qui semble être placée après Bürglen. Peu importe on bifurque à droite vers ce village , patrie de Guillaume Tell;quelques belles maisons décorées de blasons , tavaillons, c'est mignon; on prend un café « pisse de cheval »mais la montée commence: on passera de 500 m à 1948 m(1952 d 'après la pancarte), ce qui me prendra 2h52 exactement, arrêts photos compris .Très beau col ce Klausenpass. Beau panorama qui change à mesure que l'on monte; immense cascade, des Suisses qui vont faire les foins en famille: le père pousse la motofaucheuse, sa femme et son frère manient la faulx pour ne rien laisser perdre...

            Montée très longue et dure; tout à gauche, 8 à 9% pendant 24 bornes; comme c'est le 2è de la journée, en arrivant au chalet devant marquer le sommet, je suis un peu naze et il reste encore un km et demi. Michel m'attends au sommet depuis une ½ heure...

            Un pot en admirant le paysage. Puis on se dit que l'on va chercher tranquillement une auberge dans la descente. On la trouve au bas du col dans une large vallée surplombée d'immense  parois rocheuses; l'endroit est à nouveau magnifique; vaches grises et sonnailles, calme et nature...

Jean nous a choisi un bien joli parcours. (614km cumulés)

 

            Jeudi 18;UNTERBODEN /LATERN.122km,1700 m+

            Ce village,authentique envahi par les vaches,était bien agréable; on descend pourtant vers la civilisation, puis par des lacets pittoresques dont certains sont pavés.

            Direction Mollis; on quitte la route pour Sargans; il y a un spaghetti sur la carte dit Michel; effectivement çà va monter sur 4 à 5 km, ce qui nous amène au dessus du lac de Wallensee, de bonne taille.

            11H30;chargé de la logistique , je m'inquiète pour le ravitaillement; on s'arrête à Wallenstadt dans un Migros; courses mangées peu après sous un poirier centenaire; pendant ce temps les écoliers rentrent chez eux à vélo par des pistes cyclables bien adaptées que l'on suit nous aussi.

            Sargans,Balzer, routes sans problème;on utilise des trottoirs aménagés en pistes pour traverser Vaduz capitale du petit Lichtenstein que l'on a traversé au bout de 20 km.

            On doit rejoindre Michel Girard à FeldKirch à 15h20; on y est vers 14h30; le temps de boire une bière et de solder la cagnotte en francs suisses, pays que l'on ne reverra pas, voilà Michel qui descend tout frais du train. Quant à moi la chaleur lourde me pèse.

            Surtout dans les premiers lacets du dernier col de la journée, le Furkajoch.

            On a prévu de trouver un hébergement avant le sommet , pour ne pas faire trop dur.

            Le cagnard; une fontaine bienvenue où je plonge la tête; un car de ramassage scolaire me double en plein virage avec voiture en face , ce qui me fait g...Bref vers Laterns commence la quête de la chambre d'hôtel; plusieurs choux blancs; les zimmers frei ne donnent rien. Dans une gasthof je demande une zimmer; le propriétaire appelle gentiment son copain et nous envoie ...tout en haut ,Presque 2 km de montée raide;17h; on est accueilli par le schnaps de bienvenue servi par la patronne dans une espèce de poterie en forme de cruche; en fait -heureusement- une sorte de vin maison à la mûre croit -on reconnaître.

Bonne maison que cette Gasthof /chalet avec vue sur les montagnes du Tirol. Cumul/739km.

 

19/6.LATERNS / REUTTEN. 115 km;dé:1728m.

            Toute la nuit il a plu. Après le petit déjeuner copieux, nous acquittons la note, 40 € la ½ pension,environ 2 fois moins cher qu'en Suisse.

            Descente de 1km5 qui mène à la route du col. La pluie s'est arrêtée. Celà nous permet de nous concentrer sur le programme du matin .Les préliminaires sont faciles jusqu'à Bad Innerlaterns (1 hôtel). Là çà se gâte carrément car les pourcentages oscillent entre 9 et 14% sur 7 à 8 km, ce qui empêche Michel Goni de nous mettre un km dans la vue comme d'hab; en haut du Furkajoch,1760m, petite photo et on s'habille pour la descente très rapide. Il fait gris et le temps n'est pas trop menaçant; çà changera après les courses à Au;à midi on s'arrête pour le casse-croute sur un banc à touristes face à une des innombrables cascades.

            A 13h , on est à nouveau dans l'ascension d'un col très sérieux, le Hochtannbergpass,1670 m, lui-même précédé d'un passage à 10% à Schwocken; mais ce n'est pas un col le Nesslegg ?A vérifier

Un peu derrière, je bâche sous une pluie fine et met les choses précieuses à l'abri; une averse de déclenche et je rejoins les 2 Michel en haut, puis longue et rapide descente et près de 60 km de faux plat; les 2 dernières heures avec vent de face et pluie cinglante...

            Arrivée à 16h15 à Reutte patrie du Hannenkamm; on est plutôt mouillés et frigorifiés. On trouve facilement une auberge; il faut dire que les touristes ne se bousculent pas  vu le temps exécrable. Dîner de spécialités locales , Bratreh (chevreuil à la gelée de groseilles).

 

            Samedi 20 juin.REUTTE / KREUTH.118km; 948m +;5h39 de vèlo.my 21,4.

            De notre gasthaus multi-centenaire( 35 € la 1/2pension), un oeil dehors: les crêtes des montagnes sont dans les nuages. Les vélos, après un petit déjeuner pantagruélique,sont extirpés du garage, encore pleins de boue; un coup de mouchoir en papier sur la chaîne et une goutte d'huile , et nous voilà grimpant la 1ère bosse qui nous mène en forêt sous la bruine, puis sous la pluie; sortie des impers ; de plus il fait froid car on est à + de 900 m:10°; on se résigne à ce qui était probable; au bout de 2h, gelés on rentre dans une pâtisserie-café pour se réchauffer; chose bien nécessaire car la pluie se prolonge jusqu'à Garmisch Partenkirchen vers 12h; on achète quelques victuailles et le coup de tamponest donné; décision de rouler jusque vers 13h, 13h30.

            On admire quand même dans ce Tyrol très agréable, autrichien ou allemand, tout est très vert, les sapins sont partout,les maisons sont peintes en blanc et décorés de fresques, les sculpteurs sur bois exposent leurs oeuvres souvent imposantes au bord des routes; touristique? Dommage que le temps...

            13h30; je crève sous la pluie;réparation mal faite; rebelote puis encore une 3è fois: un minuscule bout de verre était resté incrusté dans le pneu. On en profite pour s'arrêter dans une Gasthaus pour manger une soupe chaude avec un knödel dedans (genre de boule de pétanque en pomme de terre), puis des patates sautées et même un petit bout d'un énorme gâteau au fromage.

            On repart ainsi d'un bon pied pour attaquer le 2è col atteint après une sympathique balade en forêt et le passage sur un barrage, sous un soleil revenu; l'Achenpass, précédé de l'Etelsattel, que l'on s'empresse de consigner sur nos tablettes;peu difficiles.

            On descend l'Achenpass dans le froid,alors que la pluie menace; à Kreuth une auberge carte postale nous accueille .Village mignon, bons petits plats pas chers et Kaiserschmarren, un délice à essayer: s'y mettre à trois vues les portions. Noter que nos cartes bleues ne sont pas acceptées en Allemagne.

 

            Dimanche::KREUTH / RAMSAU. 142 km.1300m +

            Ce matin, pour une fois, il fait beau, mais le temps tourne vite même si les fonds de vallée restent préservés des gouttes.

            On passe dans une succession de petits lacs touristiques, bordés de belles maisons richement décorées de motifs religieux; tout est propre et net, c'est joli; Tegansee, Schliersee...

            A 11h30 on cherche à se ravitailler Bayrischzell, mais la bäckerai (boulangerie) a été dévalisée par les participants d'une compétition VTT dans le village; on a juste droit à 3 strudeln, des gâteaux au fromage, avant d'attaquer le Sudenfeld, 4 à 5 km seulement mais à 10% facilement et sous la grêle en haut...

            Passé le col,le beau temps relatif revient et une descente prononcée nous amène dans la vallée. Arrêt pizzéria;ce qui nest pas une bonne idée car peu digeste sur le vélo.

            On repasse en Autriche; Michel Goni va faire le Engpass qui était prévu sur l'autre topo; on l'attend à Reitimwinckel où on fait tamponner.

            Fin de parcours sur un bon tempo;passage dans des gorges très noires et une atmosphère humide et froide. A Schweitzireuth, pas de Gasthaus; plus loin? On doit passer le col nous rappelle Michel Goni; et quel col, bien raide pendant 5 à 6 km (le Schwarzbachwachsattel,868 m);on trouve peu après le sommet et dans le mauvais temps une auberge, à Ramsau;pluie et neige sur les sommets.

 

            Lundi:RAMSAU / ALTMUNSTER. 124 km 1700m+

            Sympathique et peu onéreuse Gasthaus à 1km du col. Mais,à 8h30 le temps est bouché et très froid; le bulletin météo annonce 8 à 12°C et pluie tout la journée; Berchstengaden, oui c'est celui-là- est sinistre dans cette atmosphère humide.

            On sort de la cuvette par une côte de 3 à 4 bornes. De l'autre côté vers Hallein et Salzbourg, c'est pas mieux; dans cette ville crachin et touristes nous dissuadent de la visite prévue.

            Recherche assez longue de la sortie vers St Gilden où l'on tamponne la carte de route.

            Le Scharflinger höhe ,600 m, est passé et photographié. Long chapelet de beaux lacs , mais hélas sous la pluie...Fuschsee, Mondsee, St Wolfgangsee. En bas du col je continue à tort tout droit et m'arrête 2 km +loin; sortie de la carte à l'abri de la pluie et retourne vers la bonne direction ,Au;franchissement d'un tunnel de plusieurs km réservé aux vélos avec même quelques vues sur le lac que l'on longe. Les 2 compères filent seuls sous la pluie; je n'ai pas trop froid , la veste plastique protégeant bien.

            Le dernier col,le Grossalm, 826 m, a une forte pente, jusqu'à14 %.

            Pas d'hôtel ouvert à Neukirchen mais à Altmünster; on ne se retrouve pas de suite; les coups de portables ne parvenant pas toujours aux destinataires. On s'explique  à l'hôtel à Altmûnster.

 

Mardi 23;ALTMUNSTER/ YBBS ;142 km;1150m

            Il a plu toute la nuit, et à 8h quand on part, encore, et à 16h30 quand on arrive, toujours.

            Autant dire que la journée se borne à s'envelopper du mieux possible et à compter les km qui nous séparent de la 1ère pause chocolat chaud, de celle du repas chaud à Haag, de notre arrivée à Ybbs(!)

            Des plans d'abréger le raid, sans aller à Budapest commencent à mûrir sous les casques; d'ailleurs l'itinéraire n'est pas suivi à la lettre; c'est la nationale 1 , sans intérêt qu'on suit à la fin.

Ybbs, par contre est une ville très pittoresque au bord du Danube , qui commence à être en crue , comme toute les rivières de la région.

 

Mercredi 24 juin ; 12è jour:YBBS / WIEN. 137 km;1500 +:7h12 de vélo;my19,86.

            Notre dernière journée.

            6H30; on s'ébroue dans la chambre transformée en vaste sèchoir; mais rien n'est vraiment sec, surtout les sacs et sacoches imprégnés de flotte...

            Dehors pas de pluie; on passe voir le Danube, il déborde. Les pompiers s 'activent avec des engins pour mettre en sûreté les biens, aidés par des engins. On nous déconseille formellement la piste cyclable le long du fleuve: pas la peine , elle largement submergée.

            D'ailleurs l'Ybbs et toutes les rivières de la région sont transformées en torrents furieux; pas mal de supermarchés,maisons, bâtiments publics sont envahis par l'eau.

            A 10 h, la pluie revient; on s'équipe pour suivre l'itinéraire bis choisi en chambre qui évite les nationales infréquentables et emprunte les petites routes et notamment celles choisies par Jean.

Un certain nombre sont coupées par les eaux , mais on peut quand même passer avec prudence.

Pas mal de collines à escalader qui prennent parfois l'allure de cols par leur forts poucentages.

Arrêt chocolat à Badhall; on dégouline et la serveuse qui ne manque pas d'humour nous passe malicieusement le prospectus de l'établissement de bains de la ville qui propose saunas et bains à remous.

            A peine réchauffés sinon un peu requinqués , on repart accomplir notre devoir de cycliste, terminer le raid. Hainfeld , 13h; nouvel arrêt pour le déjeuner au chaud. Le patron nous fait passer des serviettes pour mettre sous nos postérieurs trempés et préserver ainsi les banquettes en bois ciré.

Michel Go avale difficilement ses 3 tranches de foie panés;nous la paire de Frankfurter passe bien.

Sous la pluie, montée du KlammHôhe pas trop long,et de 2 ou 3 autres bosses de 2,3 bornes qui nous emmènent vers Vienne pendant que l'orage redouble et transforme les rues en ruisseaux. La coupe est pleine. On fait le point; comment rejoindre la bonne gare, la Westbahnhof pour repartir sur Lyon ? Je demande à une dame d'un certain âge en lui donnant involontairement du Fraulein; flattée elle nous propose de nous y guider en voiture; ce qu'on accepte car il pleut toujours.

            On essaie donc de prendre LE train de nuit pour Strasbourg: OK pour les hommes , mais pour les vélos ,c'est complet.

            La guichetière nous propose l'enlèvement depuis notre hôtel par la compagnie de chemins de fer pour 43 € par vélo. On repart donc rechercher un hôtel qui veuille bien marcher dans la combine. On le trouve, hôtel Stanys, grâce à l'amabilité des employés des hôtels qui cherche à nous rendre service.

Il ne reste plus qu'à retourner au guichet toujours sous la pluie, acheter la prestation, envelopper les vélos et enfin penser à nous changer dans les toilettes de la gare, car on est trempés...

            A 20h on peut enfin manger la goulasch knödel et beignets de pommes dans un grand café pas loin de la gare.

            Total km :1356 km; dénivelé positif:19000 m;12 jours;très beau raid à faire ...par beau temps.

NB: 17 juillet; on n'a toujours pas récupéré les vélos: problème d'adresse et de n° de tél erronés; on garde espoir.

                        PS

 

Lien vers cet article - Mise en ligne le 23 Juin 2012 par Sbastien ABBAT