CODEP69 -> Lausanne - Lozanne

Lausanne - Lozanne
Quelques impressions aprs LAUSANNE - LOZANNE

Date de réalisation : 6 au 9 juillet 2007

 

Participants : Michel 66 ans, Pierre 69 ans

Club : Randonneurs Modéniens

Codep 37

 

   Ce matin du 6 juillet 2007 on se pose la question ? soleil ou pluie ! Surprise, ni l’un ni l’autre, des nuages glissent au dessus de nos têtes, une température agréable, idéale pour faire du vélo, dans ces conditions le petit déjeuner est avalé sans problème. (Ah ! le moral, il ne faut pas grand-chose, une goutte d’eau c’est la tristesse ; un rayon de soleil c’est la joie)

   Notre objectif n’étant pas de faire un temps mais de rouler tranquillement pendant ces 4 jours, étapes prévues à Labalme, Saint-Claude, Bois d’Amont et pour terminer Lausanne.

 

   1er jour Lozanne – Labalme90 km

 

   Départ de Lozanne 8h30, nous avons la chance de profiter d’un léger vent favorable, à Anse le soleil fait une apparition disons discrète et chemin faisant les nuages disparaissent pour laisser la place à un soleil prétentieux, pardi depuis le temps qu’il joue à cache-cache sur l’ensemble dela Francehormis la zone méditerranéenne il peut jouer au fier, enfin nous ne lui ferons aucun procès, il est là, on l’accepte. Les paysages défilent ainsi que les localités, peu de circulation, aprèsLa Peyrousenous entrons dans une zone d’étangs, nous apercevons quelques hérons profitant du soleil. Chalamont marquera notre  premier arrêt afin de garnir d’un deuxième tampon nos cartes de route, nous en profitons pour avaler un café et des pâtes de fruit ainsi que remplir nos bidons d’eau fraîche. Nous repartons toujours accompagner du soleil ; il ne nous quittera plus pour cette journée. Ambronnay nous verra déguster notre casse croûte et prendre un peu de repos, car la dernière partie du parcours est la plus difficile de la journée pour rejoindre notre hôtel à Labalme, lorsque nous rejoignonsla N84 nous rencontrons une forte circulation, à Poncin des travaux bloque la circulation, nous nous faufilons pour arriver au niveau d’un café et faisons un arrêt pour s’offrir une boisson gazeuse avant d’attaquer la montée sur Labalme, dans la montée nous passons devant imposant dédié au maquis de l’Ain. Michel progresse plus vite que moi et je lui dis de monter à sa cadence je sais qu’il m’attendra en haut de la montée, je profite du paysage qui est superbe, je rejoins Michel qui s’est arrêter à un endroit d’où l’on peut admirer la vallée. Nous rejoignons notre hôtel il est 15h30, nous nous installons et prenons une bonne douche, nos femmes nous ayant rejoins durant ce temps là. Après avoir pris une boisson nous décidons d’aller visiter les grottes du Cerdon à conseiller pour les cyclos.

 

   2éme jour : Labalme – Saint-Claude 80km.

 

   Ce matin le soleil est présent dès le départ et le sera toute la journée. Ce sera pour moi la partie de la randonnée la plus difficile, au départ nous sommes confrontés dès la sortie de Labalme à la montée du col de Sappel ce sera3 kmdifficile pour moi qui ne peut pas monter en danseuse, je mettrai pied à terre pendant quelques hectomètres, quand à Michel il montera à sa main et m’attendra au sommet, ce qu’il fera une partie de la journée et toujours dans la bonne humeur, le col de Pisseloup (drôle de nom) sera monté sans trop de difficulté à ma main, à Brenod arrêt tampon dans un café épicerie bazar, nous dégustons une menthe à l’eau bien fraîche, nous repartons direction le prochain col sous le soleil et progressons sur de petites routes boisées avec peu de circulation, le col dela Cheminéen’est pas difficile, une halte au sommet pour prendre une photo, et direction le col de Bérentin, j’ai l’impression de ne pas avancer, enfin j’arrive au sommet et retrouve Michel. Nous entamons la descente vers Le Poizat, nous avalons nos casse croûte, faisons le plein des bidons et repartons vers le dernier col de la journée, à St Germain de Joux nous prenons un café et attaquons la montée vers le col dela CroixSerra, l’ombre de la forêt est bienvenue, le col franchi il ne nous reste plus qu’à profiter de la descente jusqu’à l’entrée de Saint-Claude ou nous rejoignons notre hôtel, une bonne douche et nous voilà frais et dispos pour faire un tour dans la ville et déguster une bière bien fraîche.

 

   3éme jour/ Saint-Claude – Bois d’Amont 48km.

 

   Aie ! fini le soleil ce matin, c’est la pluie qui nous nargue, et dire que j’avais espéré offrir un récit à Jean Deville de la randonnée réalisée sous le soleil, c’est raté, je dois dire que maintenant je n’apprécie guère la pluie, moi qui habite Grasse, la pluie est un produit de luxe car rare, quand à Michel vu qu’il en consomme depuis le début de l’année dans sa Touraine ce ne sera qu’une journée de pluie en plus, mon récit aurait pu s’arrêter là car la suite du parcours sera la vue du bitume ruisselant d’eau, le reste n’étant que nuages, mais courage avançons car on grimpe dés la sortie de Saint-Claude et pour un bon moment, on arrive àLa Mouillelieu portant bien son nom pour cette journée, la descente sur Morez se fera frein serré sous des trombes d’eau, nous arrivons à Morez et retrouvons nos femmes et profitons de la voiture pour nous changer et mettre des vêtements secs, ensuite direction un café pour faire tamponner nos cartes de route et prendre un chocolat chaud, (nous sommes le 8 juillet) bizarre comme c’est bizarre l’automne en plein été, il n’y a plus de saison. Nous repartons et miracle il ne pleut plus par contre la route aspire toujours rejoindre le paradis vu que l’on recommence à monter et ce sera pour un bon moment encore ; peu de circulation pour un dimanche, à Bellefontaine arrêt pour manger, il ne fait pas très chaud, pas de pluie un soleil bien pâle essayant de nous apercevoir à travers les nuages, mais on sent bien qu’il manque de combativité, maintenant il faut se décider à reprendre nos braves montures et continuer notre route jusque Bois d’Amont partie du parcours à travers la forêt sur une route forestière pas vraiment roulante  mais pentue surtout au début dans la partie la plus difficile car couverte d’une épaisseur de gravillons dangereuses à pratiquer, ensuite ce n’est que montée et descente pendant quelques km quelques chalets sur la dernière partie du parcours et c’est la descente vers Bois d’Amont, de nombreux nuages noirs ne nous annoncent rien de bon, en effet les derniers hectomètres avant de rejoindre notre hôtel seront gratifiés de quelques gouttes de pluie, il était temps car une fois descendu de vélo c’est une trombe d’eau, le Bon Dieu ayant ouvert les écluses célestes sans crier gare, une journée pas vraiment divine, on oubliera vite en souhaitant que demain soit plus favorable.

 

   4éme jour : Bois d’Amont – Lausanne 60km

  

   Durant la nuit une pluie diluvienne, le moral au réveil n’est pas au zénith, la pluie n’a pas cessé et nous sommes environné d’une brume très épaisse, on ne voit plus la montagne, la visibilité est faible, les voitures roulent les phares allumés, ce qui devait être un plaisir pour cette dernière étape devient une corvée, je n’ai rien à signaler de la montée du col dela Marchairuz, nous n’avons vu que des murets le long de la route, la descente n’était plus une route mais un ruisselet, de Morges à Lausanne beaucoup de voitures, un dernier coup de tampon sur la carte de route à Lausanne, un dernier café, certainement un grand cru local vu le prix, nous rejoignons notre voiture, enfilons des vêtements secs et retour versla France, toujours sous la pluie, mais cette fois nous sommes à l’abri ce qui n’est pas le cas de nos vélos, pas de chance il continue à prendre leur douche.

 

   Conclusion : Bravo au responsable ayant concocté ce parcours, la qualité de l’itinéraire permet d’être toujours sur le bon chemin, merci à nos femmes qui ont su se faire discrète mais efficace quand il fallait.

  

   Pour moi c’est un combat de plus de gagner contre la maladie, c’est un message d’espoir pour ceux qui comme moi ont eu un cancer, il ne faut pas se décourager même si c’est difficile,car pour couronner le tout je suis devenu totalement sourd dans la même période ou j’ai subi mon opération , 2 coups dur en même temps ce fut difficile à gérer, mais j’ai réussi à surmonter mes handicaps grâce aux amis qui aujourd’hui acceptent de m’accompagner pour réaliser des randonnées permanentes que je ne pourrais pas effectuer seul à cause de ma surdité, merci à Jean Deville pour ses encouragements pendant toutes ces années, 5 ans déjà.

 

Pierre Planchard  

Lien vers cet article - Mise en ligne le 23 Juin 2012 par Sbastien ABBAT